Plus de 40 de formations d’ingénieurs

Depuis 2001, l’Etat sénégalais a engagé la réforme du sous-secteur de l’Enseignement supérieur, intégré au Programme Décennal de l’Education et de la Formation (PDEF), avec la mise sur pied d’une commission «Carte universitaire » chargée de proposer un schéma directeur d’élargissement de l’accès au supérieur et une diversification de l’offre de formation, articulés à une décentralisation qui devait désengorger la principale université, Cheikh Anta DIOP, aux effectifs insoutenables, et faire monter en puissance l’université Gaston Berger.

Une option stratégique a consisté à dessiner une nouvelle carte universitaire décentralisée s’appuyant sur une profonde réforme en plusieurs plans, notamment:

  • Une carte Universitaire planifiée dans l’espace et dans le temps ;
  • Une professionnalisation de l’enseignement et de la formation ;
  • Une diversification des filières et des établissements ;
  • Une valorisation des ressources nationales et régionales ;
  • Un élargissement de la gouvernance des structures de l’enseignement supérieur aux représentants du monde du travail et des collectivités locales ou décentralisées
  • Une spécialisation des universités régionales et des Collèges Universitaires Régionaux avec des dominantes;
  • Une orientation des nouvelles universités vers le développement économique : filières scientifiques et technologiques, filières de gestion, de transport maritime et aérien et professionnalisation des filières actuelles de droit et de lettres.
  • C’est dans cette mouvance que le gouvernement du Sénégal a décidé, dans un premier temps, l’ouverture de l’Université de Thiès à partir de la fusion de quatre écoles de formation d’ingénieurs, à savoir l’ESP centre de Thiès (ancienne Ecole Polytechnique de Thiès), l’ENSA, l’IST et l’ENCR de Bambey.

Mais depuis juin 2009, par décret 2009-586 du 18 juin 2009, l’École Polytechnique de Thiès, suite à son rattachement direct au Ministère chargé de l’enseignement supérieur, a retrouvé une autonomie vis-à-vis de l’Université de Thiès.
Jusqu’en 1970, le centre de gravité du développement des formations d’ingénieurs s’est situé largement à distance des structures universitaires traditionnelles, avec pour conséquence une séparation organique rarement mise en débat entre disciplines scientifiques d’un côté, disciplines de l’ingénierie de l’autre, et plus encore la cristallisation de différences de culture, plus durable par nature dans le temps (rapport à la sélection et à l’élitisme, relation au savoir et aux approches disciplinaires).

HISTORIQUE

Le 25 mai 1973, son Excellence Léopold Sédar SENGHOR, Président de la République du Sénégal, décrète la création de l’Ecole Polytechnique de Thiès. L’Ecole polytechnique de Montréal en accepte le parrainage au cours de son implantation progressive.

De 1973, date de sa création à 1982, aux termes des décrets N°73-493 du 25 mai 1973, et N°74-1282 du 23 décembre 1974, l’Ecole Polytechnique de Thiès (EPT) est érigée en établissement militaire d’enseignement supérieur à encadrement militaire et placée sous la double tutelle du Ministère des Forces Armées et du Ministère de l’Education Nationale.

A partir de 1982, débute la phase de sénégalisation du corps enseignant de L’EPT qui était jusqu’à cette date composé essentiellement de canadiens et de vacataires sénégalais ;

De 1982 à 1992, l’EPT passe sous administration militaire complète aux termes des dispositions du décret 82-545 du 03 août 1982 ;

Au mois de juillet 1992, l’EPT change de statut. L’Ecole est érigée en établissement public rattaché à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD). Ce changement de statut est régi par la loi 92-38 du 09 juillet 1992 et les décrets d’application N°92-1261 et 92-1268 du 14 septembre 1992 ;

Au mois de Novembre 1994, dans le cadre de la réforme de l’Enseignement Supérieur, un nouveau changement de statut intervient. La loi 94-78 du 24 novembre 1994 portant création de l’Ecole Supérieure Polytechnique (ESP) comme établissement rattaché à l’UCAD, consacre la fusion de l’EPT avec les divisions industrielles de l’ENSUT et de l’ENSETP ;

Le 11 janvier 2007, est ouverte l’Université de Thiès à partir de la réunion de quatre écoles de formation d’ingénieurs, à savoir l’ESP centre de Thiès (ancienne Ecole Polytechnique de Thiès), l’ENSA, l’IST et l’ENCR de Bambey ;

En juin 2009, aux termes du décret 2009-586, l’EPT quitte l’université de Thiès pour redevenir un établissement autonome et rattaché directement au Ministère chargé de l’enseignement supérieur.

Malgré cette évolution discontinue, ponctuée par des crises parfois extrêmement graves, l’EPT a survécu et se veut un pôle d’excellence, à vocation, sous – régionale et internationale au service de la communauté pour un développement durable. L’EPT, depuis sa création, a formé plus de mille ingénieurs répartis dans les filières Électromécanique et Civil et quatre cent soixante-sept techniciens supérieurs dans les mêmes filières.

Il s’y ajoute la tenue en Avril 2013 de la concertation Nationale sur l’Avenir de l’Enseignement supérieur (CNAES) à l’issue de laquelle 78 recommandations s’adressant aux pouvoirs publics, aux acteurs de l’enseignement supérieur et de la Recherche (ESR), au secteur privé, aux collectivités locales, à la société civile et aux partenaires au développement, ont été formulées. La suite étant le conseil présidentiel historique sur l’enseignement supérieur ponctué par onze décisions du président de la république qui vont sans nul doute transformer le visage de l’enseignement supérieur et de la Recherche au Sénégal.

MISSIONS STATUTAIRES DE L’EPT

De par le décret 2009-586 portant organisation et fonctionnement de l’Ecole Polytechnique de Thiès (EPT) , l’EPT a pour mission de :

  • Former tant sur le plan théorique que pratique, des ingénieurs de conception et d’exécution.
  • Assurer des formations et mener des activités de recherche en vue de préparer directement aux fonctions d’encadrement dans :
    • la production des biens et de services ;
    • la recherche;
  • Organiser des enseignements et des activités de recherche visant au perfectionnement permanent, à l’adaptation et à la participation à l’évolution scientifique et technologique ;
  • Mener des expertises à l’intention des organisations publiques et
    privées.
ORGANES DE GOUVERNANCE DE L’EPT

Les différents organes de gouvernance de l’EPT :

  • Le Conseil d’administration ;
  • La Direction ;
  • Le Conseil pédagogique ;
  • Les Départements ;
  • Le Conseil de discipline.

Cliquer ici pour retrouver l’organigramme ainsi que l’annuaire des différents services de l’EPT.