APPEAR in practice_14: Energy access and transition to sustainability in cities

Afin de garantir l’accès de tous à une énergie abordable et durable, il est essentiel de se concentrer sur la demande croissante d’énergie dans les villes. SEA4cities a développé le modèle ESPM accessible en ligne pour aider les villes des pays en développement à planifier et à suivre la transition énergétique vers la durabilité, qui a été testé pour la première fois à Dakar, Sénégal. L’ESPM SEA4cities a pour objectif de  » déclencher la démocratisation de l’accès à l’énergie et de la transition énergétique « .

Dans son allocution de bienvenue, Matthias Themel, représentant l’Agence autrichienne de développement (ADA), a souligné l’importance pour l’agence de la durabilité énergétique, qui se reflète dans de nombreux projets soutenus par ADA en Afrique. Des projets tels que SEA4cities préparent le terrain pour l’introduction de nouvelles technologies et de nouvelles politiques d’accès à une énergie propre et abordable.

Présentant des informations générales sur la situation des énergies renouvelables dans les pays en développement, Martin Lugmayr, de l’ONUDI, a souligné l’impact à long terme des décisions prises sur les infrastructures énergétiques et la nécessité d’agir maintenant. L’UNDIO aide les pays en développement à atténuer les obstacles qui limitent le déploiement des énergies renouvelables et l’efficacité énergétique. L’objectif, conformément à l’Objectif de développement durable (ODD) 7, est d’assurer l’accès de tous à une énergie abordable, fiable, durable et moderne d’ici 2030. Pour atteindre cet objectif, M. Lugmayr a souligné l’importance des villes, en tant qu' »épine dorsale de toute économie ». En répondant à la question de savoir si nous sommes sur la bonne voie pour atteindre le SDG 7, M. Lugmayr a exprimé quelques doutes. Il a expliqué qu’au niveau mondial, 80 % de la consommation totale d’énergie provient encore des ressources conventionnelles et seulement 10 % des énergies renouvelables. La croissance des énergies renouvelables dans le monde reste lente. Des progrès ont été réalisés au cours des 40 dernières années en termes d’accès à l’énergie et de services énergétiques fiables. Toutefois, certaines régions comme l’Afrique subsaharienne et l’Inde du Sud sont encore à la traîne. En Afrique subsaharienne, seulement 43% ont accès à l’électricité et 16% à l’énergie propre pour cuisiner. Cependant, M. Lugmayr a également souligné que  » nous ne devons pas considérer cette situation uniquement comme un défi, mais comme une opportunité commerciale, en particulier pour les solutions décentralisées d’énergie renouvelable  » qui joueront un rôle important à l’avenir.

Au Sénégal, le secteur de l’énergie est encore dominé par les énergies non renouvelables, selon Mamadou Wade. En attendant l’exploitation de ses ressources pétrolières et gazières nouvellement découvertes, le Sénégal est totalement dépendant des importations pour satisfaire ses besoins énergétiques. En termes de capacité de production d’énergie installée, environ 83 % sont des centrales thermiques. Seuls 11% proviennent de l’énergie solaire et 6% de l’énergie hydraulique. Afin d’assurer l’approvisionnement des besoins énergétiques futurs en quantité et en qualité à un coût compétitif, d’autres centrales éoliennes et solaires sont en cours de développement pour mettre fin à la prédominance des combustibles conventionnels.

Le projet APPEAR Sustainable Energy Access for Sustainable Cities |SEA4cities a été présenté par Aminata Fall, coordinatrice du projet. Dans sa présentation, elle s’est concentrée sur le modèle de planification des systèmes énergétiques (ESPM) (outil), qui a été développé dans le cadre du projet de soutien à la modélisation des systèmes énergétiques des villes. Mme Fall a expliqué que les premiers systèmes de modélisation énergétique ont été mis au point dans les années 1970, à la suite de la première crise énergétique, pour saisir l’interdépendance entre le système énergétique et l’économie en général, pour réduire la dépendance aux importations de combustibles et pour réduire l’impact sur l’environnement des stratégies énergétiques. L’outil développé par SEA4cities est un logiciel adapté aux besoins des villes des pays en développement, avec Dakar comme cadre de développement et de validation. M. Fall a donné des exemples d’utilisateurs potentiels (du secteur privé à l’entreprise) et comment ils peuvent utiliser le logiciel pour réduire leur consommation d’énergie et améliorer l’efficacité de la demande. L’objectif déclaré est de  » déclencher la démocratisation de l’accès à l’énergie et de la transition énergétique  » en rendant cet outil aussi largement disponible que possible. La dernière séance de questions et réponses a porté sur la faisabilité et la convivialité de l’outil en ligne. Selon Mme Fall, elle a conçu le modèle pour qu’il soit facile à utiliser et qu’il s’adresse également aux non-experts, en prenant sa mère comme représentante du groupe cible.

Pour plus d’informations sur le projet SEA4cities, visitez le site Web du projet.

Panélistes :

Martin Lugmayr est coordinateur du Réseau mondial de centres régionaux pour l’énergie durable qui a été créé par l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI), en coopération avec l’Agence autrichienne de développement (ADA). Avant de rejoindre l’ONUDI, il a travaillé sur la politique énergétique internationale au Ministère autrichien des affaires étrangères et pour le Forum mondial sur l’énergie durable.

Mamadou Wade est maître de conférences en mécanique des systèmes énergétiques et chef du département des affaires académiques de l’Ecole Polytechnique de Thiès (EPT), Sénégal.